Nuit blanche à Ouagadougou
Scénographie et costumes

Chorégraphie : Serge Aimé Coulibaly
Création : le Tarmac, Paris. janvier 2015

Une place publique, la nuit, à Ouaga ou ailleurs. Certains refusent de dormir … Le pays s’est brusquement réveillé et l’ivresse du changement a fini par faire fuir le sommeil.

Choisir, ensemble, de rejouer les événements du jour : des personnages qui se croisent et se questionnent, une succession d’autoportraits, une accumulation de gestes. En déroutant la fiction, les corps n'en finissent plus de transmettre les spasmes d’une réalité épileptique. Du crépuscule jusqu’à l’aube.

Une place publique, la nuit, à Ouaga ou ailleurs. Certains refusent de dormir… Une société piétine ses somnifères, dans l’urgence de se saisir enfin de son destin.

Nuit blanche à Ouagadougou s’inspire de plusieurs mouvements sociaux qui ont récemment secoué l’Afrique. À partir d’une phrase chorégraphique, destinée à condenser le temps – une nuit imaginaire dans la capitale Burkinabè –, les interprètes bousculent les conventions. La violence est là, sourde et palpable, avec le doute, l’attente, les moments de veille, les instants d’éveil, la succession des peurs, les anecdotes et les histoires que l’on raconte et qui s’enchaînent… Les fils de la chorégraphie les tissent, les gestes les trament, avec la complicité musicale de Smockey, Kora du meilleur rappeur africain 2010.

Nuit blanche à Ouagadougou, une ode à la métamorphose, basée sur l’urgence, le suspens et l’inattendu

© Thabo Thindi

© Thabo Thindi

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